benefacteurs / benefactors L'École history / histoire Les debuts / beginnings Étampes << Nôtre Ame / Our souls >>Philippe Gaulier founded his school in 1980. In June of the same year, he told Jacques Lecoq (whose assistant he had been from 1971) that he was leaving his school for ever. Travel shapes young people. As does freedom. The theories on the theatre of J. Lecoq focussed on the idea of movement, the thoughts of the young rebel P. Gaulier were based around Le Jeu: the games which nature, animals and humans organise. Games as full of life as breathing or the beating of the heart, which record in our imagination the movements of a life to come. Indeed, later, the games of childhood will lighten the weight of sorrows. They will colour them with an ethereal wash , an elixir which specialists on laughter call ‘humour’. Philippe Gaulier teaches Le Jeu, the pleasure it engenders and the imaginary world it unveils, bang, bang, just like that. Actors are always beautiful when you can see, around the characters, their souls at play, opening the door of the imaginary world. Important note: a character in the theatre only exists if our imagination welcomes him or her into its castle, declares them to be a ghost of honour. Our souls are full of mad ghosts. And what should one say about style? Nature is rich in differences, diversity. The depths of oceans reveal strange movements and structures. A man, or woman, is sometimes haunted by the deep-sea trenches in which particular structures are hidden: this is their style. ‘Why dirty the soul of students by slyly fobbing them off with the style of others, imprisoning them in alien formats? It is more generous to give them the taste of freedom. Freedom is cleansing.
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Philippe Gaulier a créé son école en 1980. En Juin de cette même année, il a déclaré à Jacques Lecoq (qu’il assistait depuis 1971) qu’il quittait son école définitivement. Les voyages forment la jeunesse. La liberté aussi. Les théories théâtrales de J. Lecoq s’articulaient autour de l’idée du mouvement, les pensées du jeune rebelle Philippe Gaulier se formulaient autour du «jeu», les jeux que la nature, les animaux, les humains ordonnançaient. Des jeux vitaux, comme la respiration ou les battements du cœur, qui inscrivent dans l’imaginaire, les mouvements de la vie future. Plus tard justement, les jeux de l’enfance allégeront le poids réel des malheurs. Ils le peinturlureront d’une couche éthérée d’un élixir que les spécialistes de la rigolade appellent « humour ». Philippe Gaulier enseigne « le jeu », le plaisir qu’il procure, l’imaginaire qu’il ouvre « ding » « ding », automatiquement. Un acteur est toujours beau quand on aperçoit autour du personnage, son âme qui batifole, qui ouvre la boîte de l’imaginaire. Attention : un personnage de théâtre n’existe que si notre imaginaire l’accueille dans son château, s’il le déclare fantôme d’honneur. Notre âme est pleine de fantômes fous. Et le style, qu’en dit-il ? « La nature est riche de ses dissemblances, de ses diversités. Les fonds des océans montrent des mouvements, des structures singulières. L’homme est quelquefois hanté par ses fonds abyssaux dans lesquels des structures particulières se cachent : son style. Pourquoi salir l’âme de l’étudiant en lui refilant, sous le manteau, le style des autres, en le cadenassant dans des agencements étrangers. Il est plus chevaleresque de lui donner des goûts de la liberté. Celle-ci décape.
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Les débuts, premiers pas
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